La théorie dialectique a mis en évidence les bases d’une classification des lois de contraintes régissant l’assemblage des éléments pour constituer une « forme », c’est-à-dire une totalité perceptible par l’esprit ; les formes n’existent pas en elles-mêmes, elles ne sont que « perçues » : ce sont des produits du récepteur appliqués sur le message.
Ordre proche et ordre lointain sont chacun mesurés par un degré d’ordre qui peut être plus ou moins élevé, et sur lequel les mathématiciens exercent leur sagacité. Il peut naturellement arriver que Tordre soit à la fois proche et lointain : nous dirons alors qu’il y a ordre total. En fait, dans le jeu dialectique entre le banal et l’original qui caractérise l’œuvre artistique ou scientifique de l’esprit humain, les quantités d’ordre entre les extrêmes sont assez différentes.
L’ordre proche est énoncé, en théorie de l’information, sous le nom de processus di-, tri- ou polygrammatiques, ou encore de processus markovien ; il est régi par des matrices de transition à 2, 3 ou n dimensions.
L’ordre lointain, lui, est caractérisé par l’intervention de certains types de lois, tels que correction grammaticale, subordination d’une phrase à l’autre, continuité logique ou continuité du regard, tout ce qu’actuellement les linguistes groupent sous le nom de « structures syntactiques ».
Or les structures syntactiques de l’œuvre d’art sont actuellement mal connues sous l’angle scientifique
Première attitude : L’Esthétique, critique de la Nature : la machine spectateur ou auditeur artificiel explore les beautés du monde naturel et procède à une caractérisation statistique.
Deuxième attitude : Esthétique critique : la machine spectateur ou auditeur artificiel explore le monde pour mettre en évidence des relations d’ordre et des formes imperceptibles dans le temps humain. Cette analyse opère une intégrale des phénomènes et spectacles du monde extérieur à un niveau supérieur à celui dont est capable l’être humain.
Notes
Further reading
![[Moles_Abraham_1970_Art_et_ordinateur.pdf]]